La cabane dans l’arbre

Кусочки жизни
Средний
Quand jétais petite, jadorais grimper aux arbres. Cétait ma passion, et dès que jen avais loccasion, je grimpais partout sur les murs, les clôtures, et surtout les arbres. Dans notre rue, il y en avait beaucoup, mais celui que je préférais poussait juste dans notre cour. Cétait un vieux tilleul au tronc épais et légèrement incliné, ce qui le rendait très pratique à escalader. Ses grosses branches partaient dans toutes les directions, et on pouvait facilement s’y accrocher pour monter de plus en plus haut.À environ trois mètres du sol, il y avait une large fourche formée par plusieurs branches. Cétait lendroit idéal pour s’asseoir et observer le quartier. De là-haut, on voyait toute la rue, les toits des maisons voisines, et même le parc au bout de lavenue. Jy passais des heures à regarder les gens passer en imaginant leurs vies.Un jour, mon grand frère Mathieu a eu une idée géniale : construire une cabane dans cet arbre. Jétais folle de joie ! Nous avons passé tout un week-end à la fabriquer. Enfin, pour être honnête, cest surtout lui qui a fait le gros du travail moi, je lui passais les outils et je donnais des conseils qu'il nécoutait pas vraiment.Dabord, il a posé plusieurs planches solides sur la fourche pour créer le plancher. Ensuite, il a construit les murs avec d’autres planches qu'il avait récupérées derrière le garage du voisin, qui nous les avait données. Pour le toit, nous avons utilisé une vieille bâche en plastique bleue que nous avons solidement attachée aux branches avec de la corde. Ce nétait pas très élégant, mais au moins, nous étions protégés de la pluie.Pour faciliter la montée, nous avons cloué de petits morceaux de bois sur le tronc, qui servaient de marches. Au début, maman avait un peu peur que ce soit dangereux, mais papa la rassurée en vérifiant que tout était bien fixé.Bien sûr, notre cabane était minuscule on pouvait à peine s’y asseoir à deux mais nous ladorions. Elle est devenue notre refuge secret. Nous y montions presque tous les jours après lécole. Parfois, nous y apportions des biscuits et du jus de fruits, et nous faisions semblant dêtre des explorateurs perdus dans la jungle. D’autres fois, nous y lisions des bandes dessinées ou nous espionnions les voisins en riant.Ces moments font partie de mes plus beaux souvenirs denfance. Malheureusement, quelques années plus tard, une tempête a abîmé notre tilleul, et mes parents ont le faire couper. La cabane a disparu avec lui, mais les souvenirs, eux, sont restés.

Ключевые слова текста

Нажмите на слово, чтобы открыть карточку, или + чтобы добавить его в словарь.

0:000:00